Poubelle jaune : cherchez l’erreur !

En augmentation croissante depuis 2 ans sur le département, le pourcentage d’erreurs de tri atteint aujourd’hui la barre des 30%. Pour lutter contre ce fléau, le SIRTOMAD (syndicat de traitement des déchets du Grand Montauban et de Terres des Confluences), le SDD (Syndicat Départemental des Déchets) et le centre de tri de DRIMM lancent une campagne de communication. Avec son slogan « Dans la poubelle jaune, on n’a rien à faire ensemble », elle pointe les 6 erreurs de tri les plus fréquentes ou les plus dangereuses. Explications.

Lorsque l’on jette des déchets dans la poubelle jaune, il n’y a en fait qu’une seule règle à retenir : seuls les emballages et les papiers peuvent y être déposés, pas les objets !

Voici donc un petit rappel des 6 erreurs de tri à éviter dans la poubelle jaune :

  • Vieux vêtements, draps et chaussures : Ils doivent tous être amenés dans les bornes à textiles pour connaître une seconde vie. Les textiles sont soit revendus à bas prix ou destinés à l’export soit recyclés en chiffons d’essuyage ou en isolant soit utilisés en valorisation énergétique.
  • Vieux jouets, arrosoirs, etc. : Vous pensiez bien faire en jetant ces objets usagés en plastique dans la poubelle jaune ? Seuls les EMBALLAGES vont dans la poubelle jaune, pas les objets ! Les objets en plastique doivent être amenés en déchèterie.
  • Vieilles poêles, casseroles : De même, tous les objets métalliques doivent être directement déposés en déchèterie.
  • Sacs opaques/noirs : Tous les sacs opaques/noirs (y compris ceux contenant des ordures ménagères) doivent être jetés dans la poubelle d’ordures ménagères.

Tous les emballages et les papiers doivent être jetés en vrac dans la poubelle jaune (ou dans un sac translucide). Lorsque vous les jetez dans des sacs noirs/opaques, ils ne sont pas recyclés.

  • Seringues usagées : Pour la sécurité de ceux qui gèrent vos emballages, ne jetez pas vos seringues et aiguilles dans le bac jaune destiné au recyclage. Ils doivent être amenés en pharmacie ou à la déchèterie.
  • Piles, batteries usagées, bidons dangereux : Les déchets dangereux (ex : bidon avec pictogramme déchets dangereux, piles, batteries, appareils électriques, etc.) doivent également être amenés en déchèterie. Ils mettent en danger les opérateurs du centre de tri.

 

Le traitement de ces refus de tri, qui ne sont pas recyclés, a un coût important » A l’échelle du SIRTOMAD et du SDD82, il représentait 600 000 € TTC en 2022 et 611 000 € TTC en 2023. Pourquoi ? Car ces erreurs, qui dégradent les conditions de travail et perturbent le fonctionnement des équipements doivent ensuite être traitées dans des filières spécifiques et adaptées : valorisation énergétique ou centre de stockage, ce qui représente un coût supplémentaire.

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